bonjour bonjour!
ça fait deux heures et demie que je bataille avec mon cerveau pour vous pondre quelque chose...
bilan de l'opération : une suite + ma victoire sur mon imagination u_u
j'ai halluciné en voyant le temps que je mettais pour écrire o_O et surtout la longeur de ce chapitre, j'ai dû m'arrêter sinon ça aurait trop fait d'un coup (4 pages au lieu de 2 soyez heureux ^^)
mais fallait que je fasse, parce que lundi je rentre en cours (alors que ceux de la zone C seront en vacances TT_TT) j'aurais donc beaucoup moins l'occasion d'écrire autant ...
j'avoue jsuis deg... m'enfin j'espère arriver a m'organiser un peu mieux pour vous faire plaisir ^^
surtout que j'ai pas bossé des vacances...je suis dans la scheisse intersidérale >.<
donc je mets la suite vite fait et je retourne bosser X_x
merci Manoon pour tes comms =D
t'as dû le remarquer, t'es la seule ^^
allez je me tais!
/!\pour que mon histoire tienne la route, il faut supposer que nous sommes encore l'été 2007 aux USA/!\
*****]
code de couleur
narration
paroles de Bill
paroles d'Emily
paroles de Kate (la mère)
paroles de John (le père)
Pov de bill
Enfin je vais comprendre ce qui m'arrive. Je suis installé à gauche de mon père et je le vois lancer un regard à ma mère, qui est en face de moi, comme pour demander une permission. Elle la lui donne en esquissant en sourire. Mon père baisse les yeux et soupire. Je tremble sur ma chaise, mais je ne sais pas si c'est de peur ou d'excitation. Un peu des deux surement. J'ai les yeux rivés sur lui, comme si j'étais un assoiffé qui avait enfin trouvé de l'eau, autant dire que je le fixe carrément avec envie. Il pose alors son regard sur moi, et après quelques secondes, il se lance.
-Bonjour Bill.
-Bonjour...papa ?
Il rit doucement en faisant oui de la tête.
-C'est cela. Comment te sens-tu mon garçon?
-euh...ça va, bien qu' un peu perdu je l'avoue.
-Oui, c'est concevable avec ce qui t'es arrivé...
-mais qu'est-ce qui m'est arrivé ?
Bon il allait peut être me le dire avant que je ne le coupe, mais je n'aime pas tourner autour du pot. Il semble quelque peu perturbé par la question, apparemment il voulait faire ça en douceur. Je le rassure
-Tu sais, même si je ne me souviens de rien, je pense être assez fort pour entendre ce que tu as à me dire =)
Il interroge de nouveau ma mère du regard, l'air peu convaincu.
-Dis lui, John. (Puis elle se tourne vers moi) De toute manière, on est là =)
Et comme pour prouver ses dires, je sens la petite main d'Emily se glisser dans la mienne. Je la regarde, elle est debout et sa tête dépasse à peine mes jambes, alors que je suis assis. Elle a un beau sourire cette petite. Je la prends alors sur mes genoux et passe mes bras autour de son petit corps, pendant qu'elle s'agrippe à mon T-shirt. Mon père capitule.
-Très bien. Je vais te raconter ce qu'il t'est arrivé. Mais c'est assez difficile, donc ne pose pas de questions avant que j'aie fini, tu veux bien ?
Je lance à mon tour un coup d'½il inquiet à ma mère, elle a un sourire bienveillant. J'accepte alors la demande de mon père. Il commence son récit que j'écoute attentivement.
-C'est arrivé, il y a deux semaines à Denver. On t'avait laissé sortir avec tes amis, pour fêter la fin de l'année scolaire. Vous êtes allés dans une des boîtes de la ville et tu devais être rentré pour au maximum 2h30 du matin. Mais à 3h, tu n'étais toujours pas rentré. On t'a donc appelé, mais on est tombé directement sur ta boite vocale. Ta mère et moi, on commençait sérieusement à s'inquiéter. 1O minutes plus tard, je reçois un appel d'un de mes amis praticien qui était de garde ce soir là. J'ai d'abord crû que c'était pour une urgence, mais ce qu'il m'a annoncé nous a fait l'effet d'une douche glaciale...
Il s'arrête quelques instants, la tête dans ses mains. Je n'aime pas ça du tout, je serre plus fort Emily dans mes bras, j'ai peur. Il soupire et poursuit en se redressant pour me regarder dans les yeux.
-Cela faisait une heure qu'il t'avait admis au bloc opératoire à la suite d'un accident.
Le ton est neutre mais la douleur se fait sentir. Je me pince les lèvres pour ne pas pleurer. Je sais que mon père n'a pas finit, alors je ne dis rien, même si j'aimerai en finir rapidement. Je me sens de plus en plus mal.
-Je me suis précipité à l'hôpital. Le trajet qui nous sépare de la ville dure habituellement une bonne demi-heure. Je suis arrivé 15 minutes après l'appel. Quand je suis monté au bloc, ils avaient réussi à te maintenir dans un état stable, après bien des difficultés, et ils t'avaient transféré dans une chambre. Avant de te rejoindre, un de tes amis est venu me voir, pour savoir comment tu allais. Je lui ai répondu que je savais juste que tu étais en vie. Il m'a ensuite raconté ce qu'il s'était passé. Vers 1h30, alors que vous vous amusiez tranquillement, une bande de garçons est arrivée et ça a dégénéré. Apparemment, ils auraient tenté d'embarquer une de vos amies, mais vous vous êtes interposés et vous avez décidé de sortir. La voiture était garée assez loin de la boite, et alors que vous la rejoigniez, la bande de garçons vous avait suivit, pour un règlement de compte. Ils ont commencé à vous agresser verbalement, puis comme vous ne répondiez pas, ils s'en sont à nouveau pris à votre amie. Tu étais le plus proche d'elle, et tu t'es mis entre elle et eux pour la protéger. Mais même si tu es grand, tu n'es pas musclé et tu ne fait pas vraiment peur, alors ils en ont profité. Vous étiez 5 et eux une dizaine et beaucoup plus forts que vous. Tu as été le premier amoché et aussi le dernier... Tu as reçut un coup de poing dans le ventre avant que tes amis aient pût faire quoique ce soit pour t'aider. Pendant que trois gars les retenaient, que deux s'occupaient votre amie, les cinq restants te prenaient pour un punching-ball. Et alors qu'ils te poussaient, l'un d'entre eux s'est écarté, tu t'es retrouvé sur la route. A ce moment là une voiture arrivait, elle a tenté de t'éviter, mais elle t'a quand même percuté. Tes amis t'ont vu faire un vol de plusieurs mètres avant d'entendre ta tête claquée sur le bitume. Et à partir de là, c'est allé très vite. La bande de garçons s'est enfuit, le conducteur a appelé tout de suite les urgences, pendant que tes amis ont contacté la police et qu'ils te faisaient les premiers gestes. C'est ce qui t'a sauvé. L'ambulance est très vite arrivée, bien que ton ami m'ait avoué que ça leur avaient parut une éternité. Tu as été conduit rapidement à l'hôpital, pendant que tes amis et le conducteur ont expliqué la situation à la police. Le conducteur a été innocenté, tandis que la bande a été arrêtée et n'étant pas majeurs, ils ont été placés en maison de redressement.
Mon père s'arrête. J'ai l'impression d'avoir reçu un coup de massue sur la tête. Cette histoire est vraiment horrible. Comme elle a dû l'être pour eux. .Ma mère prend la parole.
-John, tu n'as pas tout dis. Tu veux que je m'en charge ?
-S'il te plaît Kate, dit-il la voix fatiguée.
-Entendu. Bill, mon chéri, ce que je vais te dire ce n'est pas évident, ni pour toi, ni pour moi. Si tu veux que j'arrête tu me le dis d'accord. Sa voix se veut réconfortante, mais ses yeux trahissent de l'embarras.
-Même si c'est dur, je veux savoir.
Je dis ça de façon assurée, mais intérieurement je doute. J'ai peur d'apprendre quelque chose d'encore plus horrible. Mais, d'un autre côté, peut être que ça m'aidera à retrouver la mémoire.
-Je comprends. Alors, quand tu es arrivé au bloc, tu étais dans un état très critique, les médecins t'ont perdu 3 fois, mais tu as réussi à revenir. Cependant tu as dû être placé dans un coma artificiel pour être dans un état stable, et ceci ajouté à ton accident a eut de lourdes séquelles. Lorsque ton crâne a heurté le bitume, la zone de la mémoire a été atteinte. Et ton état de coma a amplifié le traumatisme. De ce fait, tout ce que tu as vécu ses 17 dernières années a été oublié par ton cerveau. Pas de manière irréversible, je te rassure, cependant, vu la gravité de ton accident, on ne peut pas te dire quand tu retrouveras la mémoire. Ça peut très bien être dans 1 an comme dans 10 ans... Je suis désolée mon c½ur.
Cette fois je n'arrive pas à retenir mes larmes, elles dévalent mes joues de plus en plus nombreuses. Je les essuie, mais d'autres viennent très vite reprendre leur place. Je me sens vraiment mal. Dans ma tête tout se bouscule, je n'arrive pas à avoir les idées claires. Trop de questions encore sans réponses me bouleversent. Qui suis-je ? Je ne le sais pas. Juste un garçon de 17 ans sans passé. Est-ce que j'ai un avenir avec ça ? J'ai la tête qui tourne. Je l'impression que je vais tomber si on ne me retient pas.
Je sens Emily se redresser contre moi. Je vois ses petits yeux bleus me regarder avec inquiétude. Elle m'aide à essuyer mes larmes avec ses toutes petites mains. Elle m'embrasse le bout du nez et me dit en souriant :
« Tu sais Billou, t'es toujours mon grand frère, et je t'aime =) »
Décidément, cette enfant a le don de me faire sourire. Elle est vraiment adorable. Elle réussit à m'apaiser rien que dans ses sourires. Je l'adore déjà. Je me sens mieux grâce à elle. J'essuie alors définitivement mes larmes et je la serre dans mes bras. Elle mérite plus qu'un simple câlin, mais je ne sais pas quoi faire d'autre. Alors je lui dis simplement merci, et je lui souffle à l'oreille que moi aussi je l'aime. Elle rougit un peu mais elle sourit d'avantage. Elle est vraiment mignonne. Elle se remet sur mes genoux et ma mère poursuit.
-Tu es resté dans le coma pendant 10 jours. Ton état s'améliorait de jours en jours et on avait bon espoir de te revoir très vite parmi nous. Cependant, ton père a été muté entre temps ici à Los Angeles, on ne pouvait te laisser à Denver, mais on ne pouvait pas non plus te transporter tant que tu étais dans le coma. On a donc préparé le déménagement, on a installé la maison, vendue l'ancienne. Il ne manquait plus que toi. Cela faisait cinq jours que l'on était installé, et l'hôpital de Denver nous a contacté hier pour nous dire que tu te réveillais de plus en plus, sans être vraiment conscient. Après quelques examens, ils nous ont laissé te prendre, et on t'a installé dans ta chambre. Le médecin nous a dit qu'il ne fallait plus te laissé dormir, alors ce matin j'ai envoyé Emily te réveiller.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que quelque chose cloche dans son histoire. Et ça me gêne. Ma mère a dû remarquer quelque chose puisqu'elle me demande :
-ça ne va pas mon c½ur ?
- Ben, je ne comprends pas comment ça se fait que je n'ai aucuns problèmes physiques. Il me semble qu'après un coma, on n'est pas en forme et qu'on ne tient pas debout aussi vite.
Ma mère ne semble pas comprendre et se tourne vers mon père, qui répond à sa place.
-Vois-tu, ton traumatisme s'est uniquement concentré sur la zone de mémoire, ça n'a donc pas atteint tes capacités physiques ou mentales, car même si tu n'as plus de souvenirs, tu peux toujours lire, écrire, compter, etc....
-Pourquoi ça ?
-La zone de mémoire concerne uniquement tes souvenirs, et les capacités que tu as acquit au fil des ans ne font pas partie de cette zone.
-ah.
Je ne suis pas vraiment convaincu,j'ai l'impression qu'il me cache d'autres choses, mais ça m'arrange de me dire que je ne suis pas un crétin fini. Ou plutôt, ça me rassure. Pourtant je ne me sens pas entier après toutes ses révélations. Après tout je ne sais pas qui je suis.J'espère qu'ils sauront me le dire...
*****
je sais pas vous, mais jle trouve très long ce chapitre...bien qu'écrit assez vite (et j'aime pas écrire vite j'ai l'impressionde baclé u_u)
j'espère avoir bien clarifié la situation et de bien avoir mis en avant le fait que Bill ai des doutes.
J'ai voulu que ce moment fasse ressortir des émotions, j'espère avoir réussi
bon jvous laisse à plus tard
gros bisous ^o^